dimanche 18 mai 2008

Espagne: arrestation de cinq pirates informatiques accusés de 21.000 "attaques"

La police espagnole a annoncé samedi l'arrestation de cinq pirates informatiques, dont deux jeunes de 16 ans, soupçonnés d'avoir "attaqué" 21.000 pages internet en deux ans, dont des sites gouvernementaux des Etats-Unis, d'Amérique latine et d'Asie.
Ces pirates, interpellés dans les régions de Barcelone (nord-est), Burgos (nord), Malaga (sud) et Valence (est), ne se connaissaient pas physiquement et organisaient leur actions sur internet, selon un communiqué de la police.
Ce groupe, dont les activités consistaient généralement à modifier le contenu des sites piratés, étaient également en contact avec d'autres membres à l'étranger, principalement en Amérique latine, a précisé la police.
L'enquête avait commencé après une "attaque" enregistrée début mars sur le site internet du parti politique écolo-communiste Izquierda Unida, dont le contenu avait été remplacé par des caricatures de leaders politiques, quelques jours avant les élections législatives espagnoles du 9 mars, selon la police.



Source : AFP

Ben Laden appelle les musulmans à lever le blocus de Gaza

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a appelé les musulmans à contribuer à la "levée du blocus" imposé par Israël à la bande de Gaza, dans un nouveau message mis en ligne dimanche.
Dans ce message adressé à "la nation islamique", le chef d'Al-Qaïda exhorte les musulmans, notamment en Egypte, limitrophe de la bande de Gaza, à "oeuvrer pour la levée du blocus".
"Des dizaines de personnes sont mortes des suites de ce blocus injuste" dans la bande de Gaza, contrôlée depuis juin 2007 par le mouvement islamiste palestinien Hamas, a-t-il ajouté dans son message, mis en ligne sur un site islamiste utilisé par Al-Qaïda et dont l'authtenticité ne peut être établie.
La participation de dirigeants occidentaux aux célébrations ayant marqué le 60e anniversaire de la création d'Israël "prouve que les valeurs de justice, de liberté et d'humanisme ne sont que des slogans creux qu'ils (les Occidentaux) brandissent pour tromper les faibles", a-t-il ajouté.
Le chef d'Al-Qaïda s'en prend violemment aux dirigeants des pays arabes, les accusant d'avoir "bradé" la Palestine. "La survie de l'entité sioniste n'est pas due à sa puissance mais au fait que les gouvernements (arabes) ont renoncé à combattre cette entité", a-t-il ajouté, appelant les jeunes musulmans au jihad, ou la guerre sainte.
"Je vous assure que l'entité sioniste ne supporte pas le dixième des efforts (de guerre) des moujahidine pour battre les Russes en Afghanistan (...) ni le dixième de ce que les moujahidine font aujourd'hui pour frapper les Etats-Unis et leurs agents en Irak", poursuit ben Laden.
Ce nouveau message, annoncé peu auparavant par le site islamiste comme un message à la teneur "très forte", est le deuxième du chef d'Al-Qaïda en trois jours.
Dans le dernier enregistrement qui lui est attribué et mis en ligne vendredi, ben Laden s'en était pris aux dirigeants occidentaux pour leur participation aux célébrations du 60e anniversaire d'Israël, affirmant que les musulmans ne renonceraient à "aucun pouce de la Palestine".
Traqué mais à ce jour introuvable, Oussama ben Laden, dont la tête est mise à prix pour 25 millions de dollars par les Etats-Unis, a revendiqué la responsabilité des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis et ont conduit à l'invasion de l'Afghanistan.







Source : AFP

samedi 17 mai 2008

Un petit fils de la reine Elizabeth épouse sa fiancée canadienne à Windsor

Peter Phillips, le petit fils le plus âgé de la reine Elizabeth II, a épousé mardi sa fiancée canadienne Autumn Kelly à Windsor au cours d'une cérémonie à laquelle ont assisté les principaux membres de la famille royale.
Tous deux âgés de 30 ans, les époux se sont dit "oui" dans la chapelle Saint George du château de Windsor, la résidence favorite de la reine d'Angleterre à l'ouest de Londres.
Ils devaient donner ensuite une réception dans une autre résidence de Windsor, Frogmore House.
Peter Phillips, qui travaille dans le sponsoring des courses automobile, est le fils de la princesse Anne et le 11ème dans l'ordre de succession au trône.
Il a rencontré Autumn Kelly, une montréalaise, en 2003 au Grand Prix de Formule 1 de Montréal.
La jeune femme, une catholique, s'est convertie à l'anglicanisme, pour permettre à son époux de garder son rang dans l'ordre de succession au trône. La loi britannique sur les successions de 1701 ne permet pas en effet à un héritier qui a épousé une catholique de monter sur le trône.
La reine et son époux le prince Philip sont au nombre des invités, ainsi que la princesse Anne, son ex-mari Mark Phillips, l'héritier du trône le prince Charles et sa seconde épouse Camilla.
L'absence prévue du fils aîné du prince Charles, William, a été soulignée par les journaux britanniques. La résidence du prince Charles, Clarence House, a expliqué qu'il s'était engagé précédemment à assister au mariage d'un ami au Kenya.
Il devait cependant être représenté à la cérémonie à Windsor par sa fiancée, Kate Middleton, âgée de 26 ans.
Le prince Harry, 23 ans, deuxième fils du prince Charles, devait faire le déplacement avec sa petite amie, Chelsy Davy, héritière d'Afrique du Sud, qui selon la presse sera présentée ainsi à la reine pour la première fois.
La présence des deux jeunes femmes à cette cérémonie, plus grand rassemblement de la famille royale depuis plusieurs années, a relancé dans la presse les spéculations sur les possibles mariages des fils du prince Charles.





Source : AFP

vendredi 16 mai 2008

Bush est à Ryad après avoir célébré les 60 ans d'Israël

Le président américain George W. Bush est arrivé vendredi à Ryad en provenance d'Israël pour une visite de moins de 24 heures en Arabie saoudite, deuxième étape d'une tournée au Proche-Orient qu'il achèvera en Egypte, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Air Force One", qui venait de l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, s'est posé peu avant 14h00 locales (11h00 GMT) sur l'aéroport international du roi Khaled à Ryad, où l'attendait le roi Abdallah.
M. Bush et son épouse Laura devaient immédiatement prendre la route du ranch royal de Janadriyah (environ 45 km de Ryad) pour y déjeuner et y dîner avec le souverain saoudien.
Les entretiens devaient porter, selon les analystes, sur la situation en Irak et au Liban, le processus de paix israélo-palestinien et l'influence grandissante de l'Iran dans la région, un phénomène qui inquiète de plus en plus Washington et Ryad.
M. Bush comptait aussi demander au roi Abdallah d'agir pour contenir la flambée des prix du pétrole.
Il avait fait une demande similaire auprès du souverain lors d'une précédente visite en Arabie saoudite en janvier, mais sans aucun résultat, les Saoudiens estimant que l'offre de brut est suffisante et que la flambée des prix résulte principalement de la spéculation.
Par ailleurs, la Maison Blanche a annoncé que les deux pays signeraient à l'occasion de cette visite quatre accords, dont un mémorandum sur une coopération en matière d'énergie nucléaire à des fins civiles.
"Cet accord préparera le terrain pour que l'Arabie saoudite ait accès à des sources d'énergie sûres et fiables pour (alimenter) des réacteurs" et faire du royaume "un modèle positif de non-prolifération pour la région", selon un communiqué de la Maison Blanche.
L'Arabie saoudite sera ainsi la troisième monarchie pétrolière du Golfe à signer un accord de ce genre avec les Etats-Unis, après Bahreïn en mars et les Emirats arabes unis en avril.
En Israël, M. Bush a participé aux célébrations du 60e anniversaire de l'Etat hébreu lui assurant tout le soutien des Etats-Unis, notamment face à l'Iran.
"L'appui que nous a apporté le président Bush est hautement significatif d'autant plus qu'il se rend dans un pays arabe et que ses paroles sont entendues" dans le monde arabe, a déclaré le président israélien Shimon Peres.
En revanche, côté palestinien, l'un des principaux négociateurs avec Israël, Saëb Erakat, s'est dit "déçu" par les déclarations du président américain jeudi au parlement israélien auquel il s'adressait pour la première fois.
"L'alliance entre nos gouvernements est inaltérable", a déclaré M. Bush à la Knesset, avant de mettre en parallèle le nazisme et le mouvement islamiste palestinien Hamas, le Hezbollah libanais, Al-Qaïda et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui "rêve de ramener le Proche-Orient au Moyen Âge (...)".
"La population d'Israël n'est peut-être que d'un peu plus de 7 millions. Mais quand vous faites face à la terreur et au mal, vous êtes 307 millions parce que l'Amérique est à vos côtés", avait-il martelé, en estimant que permettre à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire serait "impardonnable".
Pour le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, les propos de M. Bush sont une "déclaration de guerre contre le peuple palestinien" et "renforcent l'appui donné par Washington à l'occupation israélienne".
Dans le même temps, le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, s'en est pris aux dirigeants occidentaux pour leur participation aux célébrations du 60e anniversaire d'Israël et affirmé que les musulmans ne renonceraient à "aucun pouce de la Palestine", dans un message audio sur internet.
"La participation de dirigeants occidentaux aux célébrations des juifs confirme que l'Occident soutient l'occupation odieuse de notre pays (la Palestine) et qu'il se place dans la même tranchée d'Israël contre nous", a-t-l dit.
Aucuneannonce d'un progrès dans les négociations israélo-palestiniennes pour atteindre l'objectif fixé d'un accord avant fin 2008, n'a été faite durant la visite de trois jours de M. Bush.
Il a même trompé des attentes répandues en n'abordant que vaguement un Etat palestinien dans un avenir aussi lointain que 2068, année du 120ème anniversaire d'Israël.
Le jour même où les Palestiniens commémoraient la "Nakba", la "catastrophe" consécutive à la création d'Israël, M. Bush n'a pas eu un mot pour les épreuves de 760.000 réfugiés palestiniens -aujourd'hui cinq millions avec leurs descendants- qui ont pris la route de l'exode durant la 1e guerre israélo-arabe de 1948.
La Maison Blanche a toutefois souligné que M. Bush n'en avait pas fini avec la paix et que ce thème serait discuté avec le président palestinien Mahmoud Abbas samedi à Charm el-Cheikh en Egypte, en marge d'un forum économique.




Source : AFP

Madonna saura la semaine prochaine si elle peut adopter un enfant du Malawi

Un tribunal du Malawi, chargé de se prononcer sur l'adoption par la chanteuse Madonna d'un enfant de ce pays pauvre d'Afrique australe, a reporté sa décision à la semaine prochaine, après avoir entendu un rapport d'enquête sociale favorable.
Le juge du tribunal de Lilongwe, Andrew Nyirenda, devait se prononcer jeudi lors d'une audience à huis clos. Mais l'avocat de Madonna --qui demande à adopter le petit David, aujourd'hui âgé de près de trois ans-- a déclaré que la décision avait été reportée à une date non précisée la semaine prochaine.
"La décision sera prise la semaine prochaine", a déclaré l'avocat Alan Chinula à la presse.
"Tous les éléments ont été soumis au tribunal aujourd'hui (jeudi) et le représentant des services sociaux a aussi présenté son rapport."
Madonna avait obtenu la garde temporaire pour 18 mois du petit David Banda en octobre 2006, peu après avoir rencontré l'enfant dans un orphelinat.
Dans son rapport, l'assistant social Simon Chisale, qui a enquêté au domicile londonien de Madonna et de son mari, le cinéaste britannique Guy Ritchie, a recommandé l'adoption plénière.
"M. et Mme Ritchie ont fait preuve d'un engagement fort à satisfaire les besoins essentiels de l'enfant que sont l'amour, un environnement sécurisé, l'attention, la protection et un soutien tant matériel qu'affectif", selon ce rapport, auquel l'AFP a eu accès.
Le document précise que David a "noué une relation harmonieuse avec le couple et les autres membres de la famille". Il ajoute que l'enfant -- sorti en mauvaise santé de l'orphelinat où son père l'avait placé après la mort de la mère -- "se transforme en un bambin heureux. Son comportement, sa croissance et son développement sont excellents".
L'avocat de Madonna a estimé que les éléments et le rapport présentés jeudi donnaient à la chanteuse de bonnes raisons d'espérer.
"Le tribunal les a jugés favorables et j'ai espoir que la décision soit également favorable", a-t-il ajouté, avant de lâcher: "Je suis vraiment soulagé que cette histoire touche à sa fin".
Le père, Yohane Banda, paysan pauvre de la région centrale de Mchinji, près de la frontière zambienne, n'était pas présent au tribunal. Mais il avait préalablement donné son accord à l'adoption afin que l'enfant échappe à la misère.
Plus de la moitié des 12 millions d'habitants du Malawi vivent avec moins d'un dollar par jour et ce pays est l'un des plus touchés par le sida, avec environ 14% de la population contaminée.
Madonna est pour sa part la chanteuse la mieux payée du monde et a récemment signé un contrat de 120 millions de dollars (78 millions d'euros) avec l'organisateur de concerts Live Nation, chargé de gérer ses spectacles pour les dix prochaines années.
Déjà mère d'une fille, Lourdes, et d'un fils, Rocco, la star avait été séduite par le petit David lors d'une visite au Malawi d'un foyer pour orphelins du sida en octobre 2006.
Si Madonna est appréciée pour ses oeuvres de charité au Malawi, sa demande d'adoption avait déclenché une polémique. Certains l'ont accusée d'user de sa popularité et de sa fortune pour accélérer la procédure, ce dont elle s'est catégoriquement défendue.
Une coalition de 67 organisations locales de défense des droits de l'Homme a contesté le droit de garde temporaire, arguant que la législation malawite ne permet pas les adoptions internationales.
Bien qu'autorisée à présenter ses arguments jeudi, la coalition ne s'est pas présentée au tribunal.





Source : AFP

Angelina Jolie, enceinte de jumeaux, envisage d'accoucher en France

L'actrice américaine Angelina Jolie a confirmé jeudi qu'elle attendait des jumeaux et affirmé qu'elle envisageait d'accoucher en France, au cours d'une conférence de presse dans le cadre du Festival de Cannes.
L'actrice américaine de 32 ans, qui est installée avec sa famille dont son compagnon l'acteur Brad Pitt sur la Côte d'Azur depuis la fin avril, présente à Cannes le film d'animation des Américains Mark Osborne et John Stevenson, Kung Fu Panda, dont elle est l'une des voix avec l'acteur Dustin Hoffman.
Elle a indiqué qu'elle était "enceinte de jumeaux" et à la question de savoir où elle accoucherait, elle a répondu: "nous n'avons pas encore complètement décidé mais nous pensons réellement à la France".
Angelina Jolie a ajouté que "le Français était la seconde langue de la maison" et que "ses enfants commençaient à le parler".
Les jumeaux seront les cinquième et sixième enfants du couple Jolie-Pitt.
Brad Pitt, 44 ans, et Angelina Jolie ont adopté trois enfants: Maddox, 6 ans, né au Cambodge, Pax, 4 ans, né au Vietnam, Zahara, 3 ans, née en Ethiopie. Ils ont eu un enfant biologique Shiloh, née en Namibie en mai 2006.
Les acteurs s'étaient rencontrés en 2005 sur le tournage de "Mr and Mrs Smith".
Brad Pitt a été marié précédemment à l'actrice de "Friends" Jennifer Aniston, et Angelina Jolie a eu deux époux.



Source : AFP

Un coup de coeur un peu trop tranchant

Une jeune Canadienne a bien failli tuer son partenaire en appuyant un peu trop fort sur le couteau avec lequel elle lui dessinait un coeur sur la poitrine lors d'un jeu sexuel, a rapporté un journal local jeudi.
Catherine McCoubrey, 25 ans, a été condamnée à trois ans de mise à l'épreuve mercredi après avoir accepté de plaider coupable dans cette affaire remontant à 2007 dans la province du Manitoba (centre), a indiqué le Winnipeg Free Press.
Le couple, qui avait bu, se livrait à des jeux amoureux un peu poussés lorsque le jeune homme a demandé à sa partenaire de lui dessiner un coeur sur la poitrine avec un couteau. Pesant un peu trop sur l'instrument elle a percé la paroi de son coeur.
Défiant les pronostics des médecins, le jeune homme a survécu et s'est remis. Il a pris la défense de sa partenaire, précise le journal.




Source : AFP

Séisme: ultimes sauvetages, la Chine se prépare à un bilan très lourd

La Chine a autorisé vendredi les premiers sauveteurs étrangers à participer aux opérations de la dernière chance pour retrouver des survivants après le séisme du Sichuan, dont le bilan final sera très lourd, de l'aveu même du gouvernement.
Quatre jours après la catastrophe, les soldats et les volontaires civils redoublent d'efforts pour déblayer, souvent à mains nues, des montagnes de béton et de ferraille, avec l'espoir de découvrir des signes de vie.
Les premiers sauveteurs étrangers, des Japonais, sont arrivés à l'aube dans la zone dévastée, et d'autres équipes russes, sud-coréennes et singapouriennes devraient suivre après que le gouvernement chinois a enfin accepté d'ouvrir ses frontières.
Mais selon les experts, les chances de survie diminuent très rapidement à partir du troisième jour. Le séisme a frappé lundi en début d'après-midi, à une heure où tous les bureaux et établissement scolaires étaient bondés.
Le bilan final risque donc d'être très lourd et dès jeudi, le gouvernement a commencé à préparer la population en donnant pour la première fois une estimation de plus de 50.000 morts. Dans la nuit, le Premier ministre Wen Jiabao a annoncé que ce séisme était le plus dévastateur de l'histoire de la République populaire de Chine, créée en 1949, en termes de superficie touchée -- plus de 100.000 km2 -- et de magnitude (7,9).
Le séisme qui avait rasé la ville de Tangshan, proche de Pékin, en juillet 1976, avait fait officiellement 242.000 morts. "Nous sommes encore dans la période critique où l'on peut sauver des vies et nous n'abandonnerons pas tant qu'il y aura l'espoir le plus infime de retrouver des survivants", a affirmé M. Wen, qui supervise les opérations sur le terrain depuis lundi.
Le président chinois Hu Jintao est arrivé vendredi dans la ville de Mianyang, son premier déplacement au Sichuan depuis le séisme. "Le défi est encore important, la tâche est encore ardue et le temps presse. Les opérations de secours sont entrées dans la phase la plus cruciale", a déclaré le chef de l'Etat.
Après avoir toujours refusé les offres de sauveteurs étrangers, le gouvernement chinois a accepté, pour la première fois, de laisser entrer des équipes de pays voisins, comme le Japon, la Russie, la Corée du Sud et Singapour.
Un premier groupe d'une trentaine de spécialistes japonais est arrivé vendredi dans la matinée dans la ville de Guanzhuang, où plus de 1.500 personnes ont péri et plus de 700 sont encore ensevelies. Un second groupe accompagné de chiens renifleurs est attendu en fin de journée. Plus de 130.000 soldats, également équipés de chiens, sont déjà sur place dans cette zone montagneuse et difficile d'accès du nord du Sichuan, où plusieurs villes ont été rasées par la violence de la secousse.
Selon des estimations de l'agence Chine Nouvelle, 216.000 édifices ont été détruits dans la province, dont 6.898 établissements scolaires, prenant au piège des milliers d'enfants et d'enseignants.
Des parents, dont l'anxiété augmente d'heure en heure, commencent à pointer un doigt accusateur sur les entreprises qui ont construit ces écoles, rasées en quelques secondes, alors que d'autres bâtiments voisins sont restés debout. A Mianyang, un millier d'enfants ont été ensevelis sous leur école, et 900 sous le collège de la ville voisine de Juyuan. "Je vais vous dire pourquoi l'école s'est effondrée: elle a été mal construite! Certains ont voulu faire des économies", a accusé un vieil homme assistant aux opérations de secours à Juyuan.
Anticipant la colère de la population, le gouvernement chinois a ordonné vendredi une enquête sur les raisons pour lesquelles de nombreux établissements scolaires ont été détruits. "S'il s'avère qu'il y a eu des problèmes liés à la construction des bâtiments scolaires, nous traiterons les responsables sans aucune tolérance", a indiqué un responsable du ministère de l'Education, Han Jin. Comme dans toutes les tragédies de cette ampleur, des miracles redonnent une lueur d'espoir aux familles sans nouvelles de leurs proches.
Un collégien a été sauvé dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir survécu 80 heures sous les ruines de son école à Beichuan et les sauveteurs "s'attendent à d'autres miracles", car ils ont entendu des voix faibles provenant des décombres du collège.
Une autre course contre la montre a commencé également, afin de prévenir les risques d'épidémie, car les cadavres se décomposent rapidement sous l'effet de la chaleur, a averti un responsable du Parti communiste local.




Source : AFP

dimanche 4 mai 2008

Flamme olympique: pléiade de célébrités pour le relais dans le sud de la Chine

La flamme olympique a entamé son relais dimanche à Sanya, sur l'île méridionale chinoise de Hainan, acclamée par des milliers de supporteurs et de nombreuses célébrités, espérant faire oublier un périple mondial agité en raison de manifestations pro-tibétaines.
Entourée d'un important service d'ordre, la championne olympique de patinage de vitesse Yang Yang a été la première à se saisir de la torche, suivie par le basketteur chinois de la NBA américaine Yi Jianlian et Zhang Zilin, première chinoise élue Miss Monde en 2007.
L'acteur hongkongais Jacky Chan devait fermer ce bal sous haute surveillance.
Simple problème technique pour les uns, couac de fort mauvais augure pour les plus superstitieux, la torche a dû être rallumée par les gardes chinois après seulement quelques mètres parcourus par Yang Yang.
La télévision publique a éludé l'incident en diffusant prestement des plans de la foule criant: "Jia You!" (Allez).
"La flamme olympique n'appartient pas exclusivement à la Chine elle appartient aussi aux peuples du monde", a déclaré à des journalistes la patineuse après son relais.
Yang Yang, qui a pris sa retraite en 2006, était devenue aux JO-2002 la première Chinoise plusieurs fois médaillée avec l'or sur 500 et 1000 m.
Samedi, la flamme avait été déjà saluée par des milliers de personnes à Macao (sud), la capitale chinoise du jeu, après une étape sans encombre la veille à Hong Kong qui signait le retour de la torche en terre chinoise.
L'étape de Sanya marque le coup d'envoi d'une tournée à travers une centaine de villes et hauts sites touristiques chinois.
Le brandon olympique fera notamment escale dans les provinces autonomes du Tibet et du Xinjiang (nord-ouest), théâtre de récentes manifestations contre la férule des autorités chinoises.
Le relais de la flamme des jeux Olympiques 2008, sérieusement chahuté depuis son allumage en Grèce par des défenseurs des droits de l'Homme et de la cause tibétaine, est le plus long de l'histoire des Jeux avec quelque 137.000 kilomètres parcourus sur les cinq continents.
Mais son passage a été mouvementé à Londres et a tourné au fiasco à Paris, où des incidents ont éclaté, entraînant un coup de froid diplomatique entre la France et la Chine.
Pékin accuse le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, qui vit en exil en Inde, d'être l'instigateur des manifestations anti-chinoises et des émeutes meurtrières qui ont commencé le 10 mars dans la capitale du Tibet, Lhassa, avant de s'étendre à d'autres régions.
Sous la pression internationale, les autorités chinoises ont proposé de reprendre le dialogue avec un représentant du dalaï lama. Deux émissaires de ce dernier devaient rencontrer dimanche des responsables chinois dans la ville de Shenzhen (sud de la Chine).
Plus de 200 personnes ont été tuées dans les émeutes au Tibet réprimées par la Chine depuis le 10 mars, selon le gouvernement tibétain en exil alors que Pékin accuse des "émeutiers" tibétains d'avoir tué 18 civils et deux policiers.




Source : AFP

La "Madame Claude" de Washington retrouvée pendue dans un cabanon

La "Madame Claude" de Washington, en attente d'un jugement pour avoir dirigé un réseau de prostitution de luxe comptant des membres du Congrès parmi ses clients, a été retrouvée pendue jeudi dans un cabanon de Floride, a indiqué la police.
Deborah Jeane Palfrey, 52 ans, surnommée "DC Madam" en référence à la capitale américaine Washington DC, a été découverte par sa mère, une corde de nylon autour du cou, dans l'abri de jardin à l'extérieur du mobile-home où elles vivaient à Tarpon Springs, dans la banlieue de Tampa (Floride, sud-est), selon les autorités policières locales.
La victime a laissé plusieurs notes manuscrites évoquant son intention de mettre fin à ses jours "et aucun acte criminel ne semble être intervenu", a indiqué le capitaine Jeffrey Young. Interrogé au cours d'une conférence de presse sur les lieux, il a indiqué ne pas être en mesure de décrire le contenu de ces notes.
Le policier a ajouté que la quinquagénaire se serait suicidée dans la matinée pendant que sa mère, âgée de 76 ans, se reposait. "Elles étaient toutes les deux fatiguées et la mère a dit: +je vais faire une sieste rapide+. C'est à peu près la dernière chose qu'elle lui ait dite", a déclaré le capitaine Young.
"DC Madam" était accusée d'avoir dirigé un réseau de prostitution entre 1993 et 2006, et avait été inculpée par une cour fédérale de Washington pour racket et blanchiment d'argent et était en attente de jugement.
Son agence, baptisée Pamela Martin and Associates, qu'elle a toujours présentée comme un service légal d'"accompagnatrices", était réputée compter parmi ses clients de nombreux responsables des secteurs privé et public, parmi lesquels des responsables de la Nasa, des officiers de l'armée ou des membres de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
"J'engageais des femmes qui avaient la cinquantaine passée (...). Elles étaient parmi celles qui avaient le plus de succès", avait expliqué Deborah Jeane Palfrey dans une émission diffusée en mai 2007 par la chaîne de télévision ABC.
Selon elle, ces "accompagnatrices" n'étaient pas censées avoir des relations sexuelles avec leurs clients.
En 2007, le sénateur conservateur de Louisiane (sud) David Vitter, avait présenté des excuses, reconnaissant avoir eu recours à ses services, et le patron de l'Agence américaine de l'aide internationale au développement (USAID), Randall Tobias, avait démissionné après avoir été identifié comme client.
Les autorités accusaient Deborah Jean Palfrey d'avoir frauduleusement gagné de l'argent en organisant ce réseau.
Elle avait expliqué qu'elle recrutait par petites annonces dans des journaux parfois universitaires des femmes et qui avaient besoin de travailler pour payer des dettes. "J'ai eu des femmes qui menaient par ailleurs des carrières professionnelles ou bien des étudiantes diplômées", avait-elle dit, affirmant avoir embauché une professeur d'université, une femme chercheur en médecine, une femme officier de la Marine, ou encore une agent immobilière.
Elles utilisaient des noms de scène tels "Miss Julia" ou "Miss Angela".
Deborah Jeane Palfrey assurait remplir "religieusement" les formulaires du fisc que ce soit pour sa propre activité d'entremetteuse, ou celle de ses employées.
"Je pense que j'avais une jolie petite affaire (...). Je crois que j'ai donné du pouvoir aux femmes, et que grâce à moi, certaines ont pu finir leurs études", avait-elle plaidé.
Elle vivait chez sa mère depuis la saisie de sa demeure en Californie (ouest) et n'avait plus de fortune.



Source : AFP

Le rappeur Sean Combs, alias "Puff Daddy", reçoit son étoile à Hollywood

Le rappeur américain Sean Combs, alias "Diddy", est devenu immortel à Hollywood vendredi en recevant la 2.362e étoile du "boulevard de la gloire", monument prisé des touristes visitant le quartier historique du 7e art à Los Angeles.
"Aujourd'hui est l'un des plus beaux jours de ma vie", a affirmé celui qui s'est aussi fait appeler "Puff Daddy" et "P. Diddy" au cours de sa carrière, lors d'une cérémonie rassemblant plusieurs centaines d'admirateurs non loin du théâtre Kodak où sont remis chaque année les Oscars.
"Si vous y croyez, tous vos rêves peuvent se réaliser", a encore dit le musicien de 38 ans, en dédiant cet honneur à son père Melvin, mort tué par balle en 1972, et en remerciant sa mère Janice, présente lors de la cérémonie.
Connu pour son style de vie flamboyant, "Diddy" devient le deuxième artiste issu du rap à obtenir son étoile à Hollywood, après Queen Latifah en 2006.
Né en 1969 à Harlem (New York), Combs est devenu au cours des années 1990 un "entrepreneur du rap" multimillionaire aux Etats-Unis, se diversifiant dans la production musicale, mais aussi des entreprises d'habillement.
On l'a également vu sur les planches à Broadway et dans le film "A l'ombre de la haine" qui avait valu l'Oscar à Halle Berry en 2002.




Source :AFP

Rice veut des mesures concrètes pour améliorer la vie des Palestiniens

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui effectue une nouvelle visite pour tenter de relancer les négociations israélo-palestiniennes, a exprimé dimanche son mécontentement devant le refus d'Israël de lever de façon significative ses barrage militaires en Cisjordanie.
Mme Rice, qui a rencontré samedi soir le Premier ministre israélien Ehud Olmert, a eu dimanche matin un entretien avec le ministre israélien de la Défense Ehud Barak et le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, portant notamment sur ces questions.
Avant son arrivée samedi en Israël, elle avait annoncé son intention de demander la levée d'autres barrages routiers en Cisjordanie, estimant que ceux levés récemment par l'armée israélienne n'amélioraient pas suffisamment la vie quotidienne des Palestiniens.
"La première chose que nous allons faire c'est examiner ceux qui sont supposés avoir été levés", a-t-elle déclaré, apparemment sceptique.
Selon un rapport de l'ONU, Israël a levé 44 "obstacles" en Cisjordanie sur les 61 qu'il s'était engagé à supprimer pour améliorer le déplacement des Palestiniens. Mais la plupart n'ont que peu ou pas d'importance.
Selon le décompte réalisé par l'Office de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations unies dans les Territoires palestiniens (Ocha), Israël a procédé à "17 déplacements de remblais de terre qui n'ont eu aucune incidence" et a supprimé "neuf barrages ayant un effet minimum".
Dimanche, en fin de matinée, Mme Rice s'est rendue en Cisjordanie, plus précisément à Ramallah, pour rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas.
M. Abbas s'entretiendra ensuite avec M. Olmert lundi à Jérusalem, a indiqué un négociateur palestinien, Saëb Erakat.
Le Premier ministre israélien a confirmé la tenue de cette rencontre en ouverture du Conseil des ministres.
M. Olmert, qui est la cible d'une nouvelle enquête policière dans une affaire de corruption, a souligné que cette affaire ne modifiait pas "l'agenda de son gouvernement et de l'Etat d'Israël".
En cours de journée, la secrétaire d'Etat américaine doit aussi tenir une réunion tripartite avec les chefs des équipes de négociateurs: la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et l'ancien Premier ministre palestinien, Ahmad Qoreï.
Les deux parties tiennent des discussions à huis clos depuis plusieurs mois et, selon un haut responsable israélien, Mme Rice pourrait chercher à obtenir --sans grande chance de succès-- la publication d'un document soulignant les progrès accomplis.
Avant Israël, Mme Rice a fait jeudi et vendredi une étape à Londres, où elle a participé à plusieurs réunions.
Lors de celle du Quartette (Etats-Unis, Union Européenne, Russie et ONU), les grandes puissances ont appelé Israël à geler la construction de colonies en Cisjordanie. Devant les donateurs aux Palestiniens, Condoleezza Rice a dénoncé le peu d'empressement de certains riches pays arabes à verser les fonds promis.
Les Etats-Unis, tout comme Israël, cherchent à renforcer le pouvoir de M. Abbas, par opposition au Hamas islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007.
Samedi, avec l'accord d'Israël, quelque 600 membres des forces de sécurité loyales à M. Abbas ont été déployés à Jénine, en Cisjordanie.
L'Etat hébreu poursuit à l'inverse ses opérations dans la bande de Gaza où un Palestinien a été tué dimanche matin lors d'une incursion de l'armée israélienne dans le sud, selon les services d'urgences palestiniens. Cinq autres Palestiniens ont été blessés, dont trois combattants du Hamas.


source : AFP

Un clavier d'ordinateur peut être plus sale que des toilettes

Les claviers d'ordinateurs peuvent abriter plus de bactéries dangereuses pour la santé que la moyenne des sièges de toilettes, selon une enquête scientifique britannique.
Le magazine de consommation "Which? Computing" a demandé à un biologiste d'examiner au microscope plus de 30 claviers dans un bureau londonien représentatif et "a trouvé que certains abritaient des bactéries qui présentaient un risque élevé de rendre malade leur utilisateur", explique-t-il sur son site internet.
Sur cet échantillon, quatre claviers étaient dangereux pour la santé et le biologiste est allé jusqu'à demander le retrait immédiat de l'un d'eux qui était "cinq fois plus sale qu'un siège de toilettes" analysé pour fournir une comparaison. Le clavier le plus sale dépassait de 150 fois la limite pour le nombre de bactéries néfastes. Les bactéries trouvées sur ces claviers pouvaient notamment causer des symptômes d'intoxication alimentaire, a indiqué le biologiste.
"La principale cause de l'infection d'un clavier est le fait de déjeuner à son bureau, puisque les restes alimentaires sont propices au développement de millions de bactéries. Une mauvaise hygiène personnelle, comme de ne pas se laver les mains après être allé aux toilettes peut aussi être en cause", relève le magazine.
Une personne sur dix avoue ne jamais nettoyer son clavier et 20% ne jamais nettoyer sa souris, selon un sondage par internet réalisé par Which? Computing auprès de plus de 4.000 personnes. Plus de la moitié du panel a reconnu nettoyer son clavier moins d'une fois par mois.
"La plupart des gens ne pensent pas à la saleté qui s'accumule sur leur PC, mais si vous ne nettoyez pas votre ordinateur, cela revient à manger votre repas sur des toilettes", avertit Sarah Kidner, rédactrice en chef de Which? Computing qui conseille à ses lecteurs de faire un ménage de printemps.





Source : AFP

Microsoft renonce à racheter Yahoo! après 3 mois de négociations

Le géant américain des logiciels Microsoft a annoncé samedi qu'il retirait son offre d'achat de 46 milliards du groupe internet Yahoo!, numéro 2 mondial de la publicité en ligne, faute d'accord sur le prix, après trois mois de vains efforts.
"Microsoft a retiré sa proposition d'acquérir Yahoo", a indiqué le groupe, qui voulait par ce rachat devenir d'emblée un concurrent crédible de Google, leader mondial de la publicité sur internet, un secteur en plein essor.
"Malgré tous nos efforts, et bien que nous ayons relevé notre offre d'environ 5 milliards de dollars, Yahoo! n'a pas avancé pour accepter notre offre", a déclaré le PDG de Microsoft Steve Ballmer dans le communiqué.
Microsoft précise qu'il avait relevé son offre à 33 dollars par action -- soit 46,2 milliards au total, NDLR -- mais que Yahoo! réclamait 37 dollars par action, soit encore 5 milliards de plus.
"Les sommes demandées par Yahoo! ne sont pas raisonnables pour nous, et il est dans le meilleur intérêt des actionnaires et des salariés de Microsoft que nous retirions notre offre", ajoute-t-il.
Microsoft a affirmé que "Yahoo! aurait accéléré notre stratégie mais nous pouvons avancer" sans lui, et fait allusion à "des alliances stratégiques avec d'autres partenaires".
De son côté les dirigeants de Yahoo! ont réaffirmé samedi que l'offre de Microsoft "sous-évaluait" leur groupe et se sont réjoui que "la distraction de l'offre non-sollicitée de Microsoft soit derrière nous".
Microsoft avait offert publiquement le 1er février de racheter Yahoo! pour 31 dollars par action, soit 44,6 milliards de dollars, payables en cash et en actions Microsoft. Le projet avait laissé les marchés sceptiques, en raison de difficultés de Yahoo! qui ne cesse de perdre du terrain face à Google.
A la surprise des analystes, les dirigeants de Yahoo! ont refusé obstinément, jugeant le prix trop bas. Agacé, Microsoft a martelé qu'il ne paierait pas plus et menacé de se retirer.
Le ton a monté entre les deux groupes, Microsoft fixant même en avril un utimatum à Yahoo! pour accepter dans les trois semaines, en vain.
Ces derniers jours, dans un ultime effort Microsoft a relevé son offre, sans parvenir à convaincre Yahoo!.
Dans une lettre ouverte au PDG de Yahoo! Jerry Yang, M. Ballmer explique aussi que Microsoft a renoncé à tenter une manoeuvre hostile où il se serait adressé directement aux actionnaires de Yahoo!, à cause d'un projet d'alliance entre Yahoo! et son rival Google.
"Notre offre initiale était de 62% supérieure au cours de Yahoo! à l'époque. Cette semaine nous nous sommes dit prêts à monter à 33 dollars, ce qui aurait ajouté 5 milliards de dollars, dit-il.
"Cela s'est avéré insuffisant, puisque votre position finale insistait pour que Microsoft paie encore 5 milliards supplémentaires, ou 4 dollars par action de plus", poursuit-il.
"Il n'est pas raisonnable pour Microsoft de porter cette offre directement devant vos actionnaires", poursuit Microsoft "car en ce cas vous prendriez des mesures qui feraient de Yahoo une acquisition indésirable pour Microsoft".
Il s'agit notamment du projet de Yahoo! de sous-traiter à Google le placement des publicités sur les pages des recherches sur internet, explique-t-il, projet selon lui très nuisible à Yahoo!
Dans un communiqué samedi, le président du conseil d'administration de Yahoo!, Roy Bostock, a déclaré de son côté que "depuis le début notre conseil d'administration et notre direction sont restés fermement convaincus que l'offre de Microsoft sous-évaluait le groupe et nous sommes satisfaits que tant de nos actionnaires partagent notre vue".
Google, Yahoo! et Microsoft se disputent le marché naissant de la publicité en ligne, qui dépasse aujourd'hui 40 milliards de dollars et devrait doubler d'ici 2010, à 80 milliards. Google capte plus de 30% de ce marché, Yahoo! environ 14% et Microsoft environ 6%.



source : AFP

jeudi 1 mai 2008

Google estime que Microsoft avec Yahoo! "ôterait le choix au consommateur"

Le PDG de Google a jugé mercredi que si le groupe de logiciels Microsoft rachetait le groupe internet Yahoo!, "cela ôterait le choix au consommateur pour le courrier électronique et la messagerie instantanée", car ensemble ils auraient "80% ou 90% de parts de marché".
Interrogé sur la chaîne CNBC sur l'éventuelle réaction de Google si Microsoft lançait une offre hostile sur Yahoo!, Eric Schmidt a répondu que "tout dépendra" de la réussite de leur stratégie.
Il a aussi indiqué ne pas savoir du tout ce qui allait se passer.
Selon le Wall Street Journal, Microsoft pourrait faire une nouvelle annonce dès mercredi sur les suites qu'il entend donner à son offre de rachat de Yahoo!, alors que son ultimatum a expiré samedi.
Microsoft avait donné jusqu'à samedi à Yahoo! pour conclure un accord amical de rachat, l'ultimatum ayant expiré sans commentaire des deux parties.
Selon le quotidien, Microsoft envisagerait, parmi d'autres options, de demander la nomination de nouveaux représentants, favorables au rachat, au conseil d'administration de Yahoo!.
Microsoft a proposé le 1er février de racheter Yahoo!, numéro 2 mondial de la publicité en ligne, afin de renforcer sa présence sur internet et concurrencer Google, l'incontestable leader du secteur.
Il a offert 31 dollars par action, en titres et en numéraire, ce qui représentait une prime de 62% sur le cours de Bourse et valorisait Yahoo! à 44,6 milliards de dollars.
Par ailleurs, le site du Wall Street Journal indique mercredi que Microsoft a prévu de consacrer 1,5 milliard de dollars à des primes versées aux employés de Yahoo! pour les retenir, au cas où son offre de rachat irait à son terme.
Deux fonds de pension ont reproché à Yahoo! de ne pas avoir répondu de bonne foi à la proposition de Microsoft et d'avoir relevé les indemnités de départ accordées aux salariés de Yahoo! qui seraient licenciés en cas de rachat par un tiers. Pour eux, cette décision a augmenté, pour un acquéreur potentiel, le coût et l'incertitude liés au rachat éventuel du groupe internet.



Source : AFP

Le web "n'en est qu'à ses balbutiements", selon son inventeur

Le World wide web (www), qui a facilité l'accès à l'internet grâce à son interface graphique, n'en est qu'à ses balbutiements, a indiqué mercredi son inventeur, le scientifique britannique Tim Berners-Lee, à l'occasion du 15e anniversaire du lancement de sa création.
"Le web a été un outil extraordinaire pour que les gens fassent de bonnes choses même si on peut y trouver de mauvaises choses", a relevé Sir Berners-Lee dans un entretien à la BBC, soulignant qu'un jour le réseau virtuel mettra "toutes les données du monde" à portée de chaque utilisateur.
Mais "nous avons seulement commencé à explorer les possibilités" du web, a-t-il dit, estimant que sa création "n'en est qu'à ses balbutiements".
Selon lui, le réseau mondial ou "toile" (web en anglais) pourrait s'orienter dans de nombreuses directions mais devrait avant tout être une force utilisée pour le bien.
"Ce qui est excitant, c'est que les gens bâtissent de nouveaux systèmes sociaux, de nouveaux systèmes de contrôle, de nouveaux systèmes de gouvernance", a déclaré M. Berners-Lee.
"Mon espoir est que ces (systèmes) produiront... de nouvelles façons de travailler ensemble efficacement et équitablement qui pourront être utilisées dans le monde entier pour que l'on se gère en tant que planète", a-t-il ajouté.
En août 1991, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a lancé le projet World wide web dans un laboratoire de physique de Genève. Le scientifique britannique a inventé le concept de lien hypertexte et l'architecture d'un réseau mondial en "toile d'araignée" (web) qui a facilité l'accès à l'internet, jusque-là réservé à une petite communauté scientifique.
Le 30 avril 1993, le CERN annonçait que le réseau serait utilisable par tous après avoir consenti à diffuser le code source gratuitement.
La toile, dont l'abréviation en anglais "www" est une composante des adresses des sites en ligne, est désormais un lieu omniprésent d'échange d'informations sur l'internet. Selon la BBC, le web compte environ 165 millions de sites.



Source : AFP

Sarkozy déclare sa flamme à Merkel et loue le couple franco-allemand

Le président français Nicolas Sarkozy a rendu jeudi à Aix-la-Chapelle un hommage insistant à la chancelière allemande Angela Merkel, conçu comme une nouvelle démonstration publique de la bonne entente retrouvée entre les deux dirigeants.
"Affection", "très grande amitié", "respect", "grande admiration"... En prononçant l'éloge de "Angela", lauréate 2008 du prix Charlemagne pour son engagement européen, "Nicolas" n'a pas lésiné sur les louanges afin de faire oublier les tensions qui ont agité la première année du nouveau couple franco-allemand.
"J'ai beaucoup d'admiration pour cette femme de l'Est qui s'est trouvée à la tête de 27 pays d'Europe et d'une Allemagne réunifiée", a déclaré le président français. "Qu'une jeune femme de derrière le Rideau de fer ait pu devenir une femme d'Etat à la tête d'une Europe réunifiée, en moins de trente ans, quel parcours! Le mérite t'en revient", a-t-il insisté.
En vingt minutes d'un discours largement improvisé, le chef de l'Etat français s'est appliqué à effacer toutes les traces des frictions qui l'ont récemment opposé à la chancelière, notamment autour du projet français d'Union pour la Méditerranée, finalement amendé sous la pression de Berlin.
"La presse parle beaucoup de notre couple", a lancé Nicolas Sarkozy en s'adressant au mari de la chancelière, Joachim Sauer, rebaptisé pour l'occasion "M. Merkel", du nom de son premier époux. "Je voudrais lui dire de ne pas croire tout ce qui est écrit dans la presse: j'aime Angela Merkel beaucoup plus que ce qu'ils disent", a-t-il assuré.
"Angela et moi, on fait un couple harmonieux (...) c'est une femme que je respecte, une femme courageuse, c'est une femme intelligente et en douze mois, M. Merkel, Angela et moi nous nous sommes vus douze fois et, compte tenu de son emploi du temps, je suis prêt à comparer nos agendas !", a-t-il poursuivi en faisant s'esclaffer la salle des Couronnements de la mairie d'Aix.
Sur un mode plus sérieux, le président a aussi tenu à souligner son attachement au couple franco-allemand, que certains ont considéré comme menacé par le rapprochement récent de Paris avec Washington et Londres. "On n'a pas le droit de laisser des malentendus ou des contradictions d'intérêts creuser un fossé qui est interdit entre l'Allemagne et la France", a-t-il dit.
"Je te remercie cher Nicolas de tout coeur pour tes si gentilles paroles", lui a répondu, dans un français un peu hésitant, la chancelière allemande. Avant de le féliciter à son tour pour avoir "replacé la France au coeur de l'Europe" après le "non" des Français au projet de Constitution européenne en 2005.
Artisan de l'adoption du traité de Lisbonne qui l'a remplacé, Nicolas Sarkozy a saisi l'occasion pour assurer son auditoire de la "ferveur de (son) engagement européen", à deux mois de prendre les rênes de l'UE.
"La France ne travaillera pas pour elle, elle travaillera pour l'Europe", a-t-il promis, avant de rappeler ses ambitions pour la présidence française. "L'Europe nous a apporté la paix, le progrès économique, maintenant il faut aller plus loin sur l'immigration et la défense commune".
Très en verve, Nicolas Sarkozy a également rendu hommage au parterre européen prestigieux réuni pour l'occasion, du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui "fait honneur à l'Europe", au président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Il a toutefois omis d'y associer le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, qu'il critique régulièrement pour sa politique de "l'euro fort".
Lauréat du prix Charlemagne en 1982, Juan Carlos d'Espagne s'est lui signalé par une bévue royale, saluant devant la foule ses "amis d'Aix-en-Provence"...



Source : AFP

Lucky et Flo, labradors traqueurs de DVD et CD pirates

Ils sont noirs, portent un manteau jaune aux couleurs de l'Association du cinéma américain et fondent en un instant sur la boîte contenant DVD et CD piratés, cachée au milieu de dizaines d'autres: Lucky et Flo sont deux extraordinaires labradors "renifleurs" de contrefaçons.
Présentés mardi à Washington par l'association du cinéma américain (Motion Picture Association of America, MPAA), instance de défense des intérêts des grands studios de Hollywood, les deux labradors femelles de 4 ans et demi ont été entraînés à détecter le polycarbonate contenu dans tous les disques optiques.
En dépit de leur intelligence et de leur odorat 40 fois plus performant que celui d'un humain, Lucky et Flo ne peuvent en réalité distinguer un DVD, un CD ou un jeu vidéo légal d'une contrefaçon.
Mais ils savent renifler le polycarbonate où qu'il soit, dissimulé dans un conteneur estampillé "crabe en boîte" ou "pièces détachées" et dénicher dans un entrepôt les caisses pirates cachées derrière un mur.
"Il a fallu 8 mois pour les entraîner, ce qui est assez long mais, maintenant que nous savons comment procéder, l'entraînement pourrait ne prendre que 3 mois", explique Michael Buchan, de l'antenne britannique de la MPA, chargée de la liaison avec les services de douanes.
A la demande de la MPAA, "nous avons fait appel en 2004 à un dresseur de chiens, en Irlande du Nord, qui entraîne les animaux à détecter drogue ou explosifs", poursuit-il. Le défi, pour Neil Powell, était d'apprendre à ces deux labradors à dénicher des DVD, ce qui était inédit pour lui... et pour les chiens.
Pari réussi, pour un coût de quelque 17.000 dollars, et premier test à l'aéroport de Stansted au Royaume-Uni début 2005.
"Les douaniers étaient sceptiques et pensaient: +encore une autre idée farfelue des Américains+, mais ils ont été ébahis quand les chiens sont parvenus à détecter de petites boîtes contenant des DVD pirates, cachées au milieu de gigantesques conteneurs", se rappelle Phil Ray, dresseur chargé par la MPAA, avec Michael Buchan, de faire connaître les deux prodiges canins aux gouvernements et douanes à travers le monde.
République tchèque, Espagne, Allemagne, Dubaï ou Mexique, parmi d'autres, ont reçu la visite de Flo et Lucky.
Ils n'ont jamais encore travaillé pour les douanes américaines.
"C'est en Malaisie et aux Philippines qu'ils ont connu leur plus grand succès et nous, notre plus grande peur", raconte Michael Buchan.
Dans ces pays, les deux labradors ont découvert quelque deux millions de disques piratés d'une valeur estimée --au prix de vente "sous le manteau"-- à 3,5 millions de dollars.
En Malaisie et aux Philippines, ils ont participé à 35 raids contre des trafiquants et permis d'arrêter 26 personnes.
Mais, revers de la médaille, leur travail était tellement remarquable, malgré la chaleur épuisante pour ces chiens habitués aux frimas irlandais, qu'un syndicat mafieux a mis leurs têtes à prix pour 30.000 dollars, somme bien supérieure au revenu moyen annuel en Malaisie, se remémore Michael Buchan avec émotion. "Ce n'était jamais arrivé à aucun autre de nos employés !", relève-t-il en souriant et "Lucky et Flo ont été placés sous la protection de la police..."
Devant ce succès, le gouvernement malaisien a fondé en mars 2008 la première unité canine au monde chargée de détecter les contrefaçons de disques optiques, avec l'aide de la MPAA. Deux successeurs de Flo et Lucky ont été dressés à cette chasse aux pirates, Paddy et Manny, valeureux irlandais eux aussi.
Le piratage de films fait perdre chaque année plus de 18 milliards de dollars à l'industrie, rappelle la MPAA.



Source : AFP

Box-office: "Cash" prend la tête du box-office devant les Ch'tis

"Cash", la comédie avec Jean Dujardin, a pris la tête du box-office français avec un peu plus de 450.000 entrées devant "Bienvenue chez les Ch'tis", qui en neuf semaines a dépassé les 19,5 millions d'entrées, selon les chiffres fournis par CBO Box-Office.
Sur la semaine allant du 23 au 29 avril, le film d'Eric Besnard qui raconte une arnaque de haut vol emmenée par un Jean Dujardin charmeur avec aussi Jean Reno et Valeria Golino à l'affiche, a été vu par 456.073 spectateurs pour sa première semaine dans 522 salles.
"Bienvenue chez les Ch'tis", la comédie fraternelle de Dany Boon, a enregistré 307.528 entrées supplémentaires la semaine passée avec 849 copies, pour un total de 19.559.843 spectateurs depuis sa sortie fin février.
Le film français le plus populaire depuis 1945 se rapproche encore, mais à un rythme moins rapide (-55% de spectateurs par rapport à la semaine précédente), du record toutes catégories détenu par la superproduction américaine Titanic (20,75 millions).
En troisième place, on trouve le dessin animé américain "Horton", dont la fréquentation a baissé de 56% par rapport à la semaine précédente, avec 174.446 tickets vendus (688 salles) après quatre semaines d'exploitation.
La comédie romantique américaine "27 robes" de Anne Fletcher avec Katherine Heigel, Edward Burns et James Marsden, accroche la quatrième place pour sa première semaine en salles avec 168.593 spectateurs.
"Rec", petit film espagnol d'horreur qui prend le spectateur en otage, en mêlant la télé-réalité à l'univers des jeux vidéo, prend lui la cinquième place du box-office avec 167.270 fans dans 170 salles.
"Disco", la comédie de Fabien Onteniente avec l'humoriste Franck Dubosc, passe de la deuxième à la septième place avec 134.686 tickets vendus (2,3 millions en un mois) tandis que "Sans arme, ni haine, ni violence" de et avec Jean-Paul Rouve glisse de la 5e à la 8e (82.618 spectateurs).
1 - "Cash": 456.073 entrées (nouveauté) - Copies: 5222 - "Bienvenue chez les Ch'tis": 307.528 entrées - Cumul (9e semaine): 19.559.843 spectateurs - Copies: 8493 - "Horton": 174.446 entrées - Cumul (4e semaine): 1.447.423 spectateurs - Copies: 6884 - "27 Robes": 168.593 entrées (nouveauté) - Copies: 2305 - "Rec": 167.270 entrées (nouveauté) - Copies: 170



Source : AFP

1er mai: les salaires au coeur des défilés dans le monde face à la crise alimentaire

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé jeudi 1er mai en Russie et dans plusieurs capitales asiatiques, pour demander de meilleurs salaires en pleine crise alimentaire mondiale, alors que des heurts ont éclaté en Turquie.
Quelque 30.000 policiers ont été mobilisés à Istanbul pour faire respecter une interdiction de manifester sur la place Taksim, symbolique pour le mouvement syndical depuis que 34 manifestants y furent tués le 1er mai 1977.
La police a dispersé à la grenade lacrymogène et aux canons à eau des manifestants rassemblés devant le siège du syndicat DISK. Plusieurs manifestants ont été blessés et "un nombre indéterminé arrêtés", selon DISK.
Les syndicats ont finalement renoncé à aller sur la place, même si des militants essayaient de forcer le passage.
Dans les grandes villes de Russie ou à Jakarta, Manille et Tokyo, les travailleurs sont descendus dans la rue pour exiger des augmentations de salaires, afin de contrebalancer la montée des prix, notamment alimentaires.
En Russie, quelque 25.000 manifestants ont défilé à Vladivostok (Extrême-orient), et 20.000 à Ekaterinbourg (Oural) contre l'inflation galopante, éclipsant un rassemblement de 20.000 personnes organisé à Moscou par le parti au pouvoir Russie unie.
Entre 2.000 et 4.000 communistes ont aussi défilé à Moscou en scandant "le pain aux affamés", alors que le contrôle sur les prix du pain, du lait et de l'huile vient d'être levé.
A Saint-Pétersbourg (nord-ouest), 2.000 personnes ont manifesté derrière Garry Kasparov, leader de l'opposition libérale.
Dans la capitale philippine, des rassemblements devaient converger non loin du palais de la présidente Gloria Arroyo, dont le May One Movement a réclamé la démission pour ne pas avoir pris de mesures contre la hausse du prix du riz.
"Les travailleurs ont faim (et) réclament des augmentations de salaire, un contrôle des prix et des réformes économiques conséquentes", a lancé le président de ce mouvement.
Quelque 10.000 Indonésiens ont défilé dans les rues de Jakarta, selon la police.
"S'ils continuent d'augmenter les prix de la nourriture, nous allons peut-être devoir manger moins", s'est alarmé Lia, un ouvrier dans le cortège.
Les manifestants s'inquiétaient aussi de l'augmentation du prix de l'essence.
La poussée des prix des produits alimentaires a fait grimper l'inflation à plus de 8% en Indonésie, qui compte 40 millions de pauvres sur 234 millions d'habitants.
A Tokyo, où 12,000 personnes se sont rassemblées dans un parc, comme à Séoul, où 5.000 salariés se pressaient à un meeting, les syndicats ont exigé la sécurité du travail et de meilleurs salaires pour les travailleurs précaires et à temps partiel.
En Thaïlande, 2.000 ouvriers ont manifesté à Bangkok près du siège du gouvernement, accusé de s'intéresser davantage aux questions constitutionnelles qu'au bien-être des travailleurs.
A Calcutta, dans l'est de l'Inde, environ 3.000 prostituées ont défilé pour réclamer une reconnaissance légale de leur statut.
Et en Grèce, une grève des syndicats paralysait les transports en commun du pays, pour protester contre des privatisations et une réforme impopulaire des retraites du gouvernement conservateur.
En Chine, l'un des rares pays d'Asie où le 1er mai est chômé, aucun défilé n'était prévu.
La Confédération syndicale internationale (CSI), plus grand syndicat mondial qui revendique l'affiliation de 168 millions de travailleurs de 155 pays, a souligné que "100 millions de personnes de plus que l'an dernier n'ont pas assez à manger".
Dans un communiqué, elle a réclamé "que le travail soit au coeur d'une nouvelle mondialisation et que les institutions internationales répondent aux besoins réels des populations".



Source : AFP