lundi 31 mars 2008

Irak: les miliciens de Moqtada Sadr hors des rues à Bagdad et Bassorah

Les miliciens du chef radical chiite Moqtada Sadr ont quitté les rues de Bagdad et du grand port pétrolier de Bassorah lundi, après six jours de combats meurtriers avec les troupes régulières qui ont fait au moins 461 tués et plus d'un millier de blessés.
Aucune présence de combattants de l'Armée du Mahdi n'était visible à Sadr City, le bastion de cette puissante milice dans le nord-est de Bagdad, ni à Kadhimiyah, un autre grand quartier chiite de la capitale irakienne, où la vie a repris progressivement son cours.
Moqtada Sadr a ordonné dimanche à ses miliciens de se retirer des rues, après des combats dans Bagdad et dans le sud, notamment à Bassorah, une décision saluée par le gouvernement irakien et les Etats-Unis.
En une semaine de combats, 461 personnes ont été tuées et plus d'un millier blessées, selon un décompte de l'AFP établi à partir de chiffres fournis par des responsables irakiens.
Ces sources n'ont cependant pas précisé la répartition entre civils et combattants dans ce bilan.
Selon le ministère de l'Intérieur, les combats à Bassorah ont fait au moins 215 morts et 600 blessés. A Bagdad, 140 personnes ont été tuées et plus de 500 blessées dans les combats, en majorité à Sadr City.
L'armée américaine a affirmé pour sa part qu'au moins 41 "criminels" avaient été tués lors d'opérations visant des combattants chiites dimanche à Bagdad.
"Des centaines de personnes ont été tuées et beaucoup d'autre blessées", a annoncé de son côté le Comité international de la Croix rouge (CICR).
A Bassorah, "plusieurs ambulances ont été touchées par des tirs et d'autres n'ont pas pu avoir accès à des victimes nécessitant des soins urgents", a déploré le CICR, rappelant qu'il est du devoir des parties en conflit de faciliter l'accès aux blessés.
"Alors que la situation reste tendue dans certaines zones de Bagdad et Bassorah, les gens ont commencé à se déplacer librement. Craignant une nouvelle détérioration de la situation, ils ont stocké de la nourriture, de l'eau et d'autres biens essentiels", selon l'organisation humanitaire.
"Nous obéissons aux ordres de Moqtada", a déclaré à l'AFP le porte-parole du mouvement sadriste dans l'ouest de Bagdad, Hamdallah al-Rekabi. "En dépit de notre engagement, les forces d'occupation ont encore bombardé notre secteur", a-t-il dit.
"Nous avons décidé de nous retirer des rues de Bassorah et d'autres provinces. Nous voulons que les Irakiens arrêtent de verser le sang et qu'ils défendent l'indépendance et la stabilité du pays", a déclaré dimanche Moqtada Sadr.
"C'est une bonne initiative qui va dans la bonne direction", a réagi le Premier ministre Nouri al-Maliki.
Le quartier de Sadr City était théoriquement placé sous interdiction de circuler par les autorités, mais le secteur est contrôlé par l'armée du Mahdi et les forces de sécurité ne sont pas présentes pour appliquer cette décision.
Toutefois, aucun véhicule ne peut sortir de Sadr City, encerclé par l'armée irakienne.
Des unités américaines sont déployées aux entrées du quartier et des tireurs d'élite ont pris position sur les toits, selon des habitants.
Dans le reste de Bagdad, la circulation a repris après la levée le matin d'un couvre-feu qui empêchait depuis le 28 mars le déplacement des véhicules et des piétons.
De même, une interdiction diurne de circuler a été levée à Bassorah, à 550 km au sud de Bagdad, où les combats avaient commencé le 25 mars, mais le couvre-feu y est maintenu la nuit.
L'armée irakienne est déployée dans les avenues principales de cette deuxième ville d'Irak, en partie encore privée d'eau et d'électricité et où les commerces ont rouvert.
Les combats entre les miliciens chiites et les forces irakiennes avaient éclaté à Bassorah après que le gouvernement eut décidé d'y "rétablir la sécurité", et s'étaient ensuite étendus à d'autres villes chiites, ainsi qu'à des quartiers chiites de la capitale.



Source : AFP

LiveLeak, sorte de YouTube de l'extrême

Le site britannique d'échange de vidéos LiveLeak, qui diffuse un film anti-islam d'un député néerlandais d'extrême droite, est une sorte de YouTube de l'extrême, qui s'est fait la spécialité de mettre en ligne des vidéos controversées.
Le site, basé à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, s'était fait connaître du grand public quand il avait diffusé des images de la pendaison de Saddam Hussein, le 30 décembre 2006.
La vidéo amateur, prise avec un téléphone portable, avait attiré des millions de visiteurs vers le site, qui était alors largement inconnu en comparaison à son rival américain YouTube.
Depuis, LiveLeak ne s'est pas départi de son côté iconoclaste. Le site reste le véhicule privilégié des soldats américains pour contourner la censure militaire: on y voit de nombreuses vidéos racontant leur quotidien en Irak ou en Afghanistan.
"Cela apprend à notre génération et aux jeunes générations ce que la guerre est réellement", assurait le fondateur du site, Hayden Hewitt, lors d'un débat organisé au siège de l'Otan le 1er février 2008 avec le général Tom Van Loon, qui commandait à l'époque les forces en Afghanistan.
Devenu de plus en plus incontournable pour les amateurs d'images non censurées, le site a été cité comme l'exemple de la popularité grandissante des nouveaux médias par Tony Blair, alors Premier ministre britannique, ainsi que par le porte-parole de la Maison Blanche Tony Snow.
LiveLeak est né en octobre 2006 des cendres d'un site encore plus iconoclaste, "Ogrish.com", qui diffusait des vidéos très détaillées sur les atrocités de la guerre, de la criminalité ou des accidents de la route.
LiveLeak avait particulièrement défrayé la chronique au Royaume-Uni après avoir diffusé à l'été 2007 des vidéos d'images de téléphones portables où sont filmés comme un spectacle des combats d'enfants, certains âgés de 11 ou 12 ans.
"Bien sûr que c'est horrible... (Mais) c'est la vraie vie, c'est ce qui se passe, nous allons continuer à les diffuser", avait indiqué M. Hewitt le 30 juillet 2007 en réponse à la polémique.
Le site n'est pas joignable depuis jeudi pour commenter la diffusion du film anti-islam controversé du député d'extrême droite néerlandais.
Mais un communiqué est disponible sur la page d'accueil. "LiveLeak a une stricte position de rester impartial et de permettre la liberté d'expression aussi loin que la loi et nos règlements le permettent", rappelle le texte.




Source : AFP

Japon: un robot intelligent en guise de télécommande de télévision

Le groupe d'électronique japonais Toshiba a présenté lundi une nouvelle version de robot domestique intelligent qui comprend qu'une personne lui demande d'éteindre la télé ou de zapper grâce à un puissant outil évolutif de reconnaissance de mots.
Les télécommandes de téléviseur sont en effet devenues si complexes à utiliser que les ingénieurs japonais se creusent la tête pour développer des systèmes plus intuitifs, notamment pour les personnes âgées.
Baptisé "ApriPoco", ce petit robot de 21 centimètres de haut, à poser sur une table face à la TV, est doté de l'ouïe et d'une fonction de compréhension sémantique. Il est capable de mémoriser des termes nouveaux qu'emploient pour la première fois des humains à son égard.
Pour ce faire, il doit être entraîné à classer les mots dans des registres (titre d'une émission, nom d'une chaîne, etc.) en interrogeant son propriétaire quand ce dernier utilise la télécommande.
"Que fais-tu?", demande le robot si son interlocuteur appuie sur une touche.
"Je regarde +Sonate d'hiver+" (nom d'une série), répond le propriétaire en appuyant sur le bouton idoine pour passer sur la bonne chaîne.
Le robot mémorise alors cette action et, la fois suivante, il saura lui-même zapper correctement quand on lui demandera de "mettre Sonate d'hiver".
Même dans un environnement bruyant (avec le fond sonore de la télévision), il comprend, selon Toshiba.
Grâce à son émetteur infrarouge, "ApriPoco", encore au stade de la recherche, peut piloter non seulement un téléviseur mais aussi d'autres types d'appareils pourvus d'un récepteur de signaux de ce type.
Il est aussi équipé d'un capteur de distance pour ne prendre en compte que les messages qui lui sont directement adressés dans un rayon déterminé.
A l'avenir, ce robot devrait être doté de nombreuses autres fonctionnalités.
Il pourra également être commandé à distance par son propriétaire via un ordinateur et le réseau internet, par exemple pour mettre en marche des appareils domestiques (climatisation, enregistreur), et lui montrer avec ses yeux caméras ce qui se passe à la maison.





Source : AFP

Le président tchadien gracie les six Français de L'Arche de Zoé

Trois mois après leur condamnation au Tchad pour avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants vers la France, les six Français de L'Arche de Zoé bénéficient d'une grâce du président tchadien, nouvel épisode d'une affaire tumultueuse gérée au plus haut niveau entre Paris et N'Djamena.
La remise en liberté des six Français devrait intervenir "dans les heures qui viennent", a indiqué lundi le ministère français de la Justice, qui a reçu officiellement le décret de grâce du président Idriss Deby Itno. "Le décret de grâce a été transmis officiellement", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Chancellerie Guillaume Didier.
"Il est accordé une grâce présidentielle au six Français membres de L'Arche de Zoé", selon un décret signé lundi par Idriss Deby Itno, qui cite nommément le meneur de l'association française Eric Breteau, sa compagne et assistante Emilie Lelouch, le médecin Philippe van Winkelberg, l'infirmière Nadia Merimi et les logisticiens Alain Péligat et Dominique Aubry.
Condamnés le 26 décembre 2007 par la Cour criminelle de N'Djamena à huit ans de prison pour "tentative d'enlèvement d'enfants", les six Français purgent leur peine en France, où ils ont été transférés deux jours après leur jugement conformément à un accord bilatéral.
La grâce concerne aussi l'intermédiaire tchadien Mahamat Dagot, condamné à quatre ans de prison pour "complicité".
L'autre intermédiaire condamné à cette même peine, le Soudanais Souleïmane Ibrahim Adam, n'a pas été gracié "car il n'en a pas fait la demande", a déclaré à l'AFP le ministre tchadien de la Justice Albert Pahimi Padacké.
Interrogé par l'AFP, le ministre a expliqué qu'il notifierait le texte concernant les six Français à la France via son ambassade à N'Djamena
"La France pourra ensuite les remettre en liberté", a-t-il ajouté.
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) tchadien avait donné vendredi son "feu vert" à la grâce, et la libération pourrait désormais intervenir rapidement.
Les membres de L'Arche de Zoé avaient été arrêtés le 25 octobre à Abéché, principale ville de l'est du Tchad, alors qu'ils allaient faire embarquer à bord d'un Boeing-757 les 103 enfants, présentés à tort comme des orphelins de la région soudanaise voisine du Darfour en guerre civile. Les enfants étaient attendus en France par des familles d'accueil.
Les "six" avaient été condamnés après une instruction et un procès menés tambour battant, qui avaient provoqué la grogne des magistrats tchadiens et de la défense qui dénonçaient de nombreuses irrégularités.
Leur seul espoir de libération rapide était une grâce du président Deby, qu'ils ont sollicitée, même si elle ne remet pas en question leur culpabilité.
A peine sauvé, avec le soutien militaire de la France, d'une attaque rebelle qui a failli le renverser les 2 et 3 février, le chef de l'Etat tchadien s'était dit "prêt à pardonner" aux six Français.
Plusieurs membres du milieu judiciaire tchadien avaient alors fait le lien entre l'aide de Paris et cette déclaration.
Mais l'hypothèse d'une grâce rapide était évoquée avant même le procès, et donc avant l'attaque rebelle. Or, dans cette affaire, toutes les étapes ont coïncidé avec ce qu'annonçait auparavant la rumeur, et plusieurs observateurs évoqué un "scénario coécrit au plus haut niveau par N'Djamena et Paris".
Tout en dénonçant l'"équipée assez lamentable" de L'Arche de Zoé, le président français Nicolas Sarkozy avait ainsi personnellement promis de rapatrier ses membres "quoi qu'ils aient fait", suscitant l'ire de N'Djamena.
Deux questions restent désormais en suspens.
D'une part, celle des 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) que les condamnés doivent toujours verser "solidairement" aux familles des 103 enfants. Cette question "n'est pas concernée par la grâce", a insisté lundi le ministre tchadien.
D'autre part, le sort judiciaire français des graciés, sous le coup à Paris d'une procédure pour "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption", "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France" et "escroquerie".
Les enfants ont pu regagner mi-mars leurs familles dans l'est tchadien, frontalier du Soudan. Seuls cinq d'entre eux, dont les enquêtes ont déterminé qu'ils venaient effectivement du Soudan, et un dernier dont l'identité exacte reste inconnue, sont toujours à l'orphelinat d'Abéché.


Source : AFP

dimanche 30 mars 2008

Japon: Un inconnu dépose de l'argent dans la boîte aux lettres d'un chômeur

Un chômeur a découvert dans sa boîte aux lettres une enveloppe contenant 1 million de yens (plus de 6.000 euros) en billets avec un mot manuscrit lui conseillant d'en faire bon usage, a déclaré vendredi la police de Nara dans l'ouest du Japon.
Après avoir consulté ses proches, l'homme âgé de 61 ans a décidé de remettre l'argent aux policiers, en déclarant qu'il ignorait totalement qui était ce généreux bienfaiteur.
L'enveloppe, reçue la semaine dernière, contenait 100 billets de 10.000 yens (60 euros), la plus grosse coupure en circulation au Japon, avec un mot sur lequel était écrit "S'il vous plaît, faites-en bon usage pour votre vie", ainsi qu'une photocopie d'une carte routière de la préfecture d'Osaka, dont dépend Nara, l'ancienne capitale impériale.
"Il ne sait absolument pas de qui il s'agit", a dit un policier.
La police a précisé que si personne ne vient réclamer cet argent d'ici le 27 juin, il reviendra au chômeur, s'il le souhaite.
Plusieurs cas similaires de dons anonymes, déposés dans des boîtes aux lettres ou des toilettes publiques, se sont produits récemment au Japon.
La plus grosse somme a été découverte l'an dernier, dans l'ancienne capitale impériale de Kyoto, voisine de Nara, où une Japonaise de 67 ans a eu l'heureuse surprise de retrouver dans sa boîte aux lettres une enveloppe contenant 10 millions de yens (plus de 60.000 euros).






Source : AFP

Sony BMG veut lancer un abonnement pour la musique en ligne

Le géant de la musique Sony BMG veut lancer un système d'abonnement mensuel permettant à ses clients d'écouter, sans limite, tout son catalogue musical numérique, a dit son patron Rolf Schmidt-Holtz à la Frankfurter Allgemeine Zeitung parue mardi.
"Nous travaillons à un abonnement pour la musique en ligne. La variante la plus simple serait un forfait illimité (flatrate) qui, contre un paiement mensuel, ouvrirait tout notre catalogue musical pour l'ensemble des lecteurs numériques, y compris l'Ipod d'Apple", a-t-il indiqué.
"Il serait même envisageable que les clients puissent conserver indéfiniment certains titres, dont ils resteraient propriétaires même après la fin de l'abonnement", lequel pourrait se monter à "entre 6 et 8 euros par mois", selon M. Schmidt-Holtz.
Il juge envisageable de lancer cette formule dès cette année, indiquant "être en pourparlers" avec d'autres grands distributeurs de musique à ce sujet.
Le patron de Sony BMG indique par ailleurs qu'il envisage des accords de coopération avec des fabricants de téléphones portables.




Source : AFP

Plus de cent pro-tibétains arrêtés au Népal, et 26 personnes arrêtées en Chine

La police népalaise a chargé dimanche à coups de bâtons des manifestants pro-tibétains à proximité d'un bureau de l'ambassade de Chine à Katmandou et arrêté plus de cent personnes, selon la police et des témoins.
Des manifestants ont été blessés, a précisé la police.
Par ailleurs, vingt-six personnes, soupçonnées d'avoir participé aux récentes manifestations antichinoises, ont été arrêtées et des armes ont été saisies dans un monastère du sud-ouest de la Chine, a annoncé dimanche l'agence officielle Chine nouvelle.
Au Népal, la police a chargé les manifestants, parmi lesquels de nombreux Tibétains avant de les pousser dans des camions, selon des témoins.
"Nous avons interpellé 113 manifestants tibétains. Un certain nombre qui étaient blessés sont soignés", a indiqué à l'AFP Surendra Rai, un officier de police. "Nous les libérerons tous ce soir", a-t-il ajouté.
"Nous voulons que l'administration chinoise laisse entrer les journalistes au Tibet et cesse les violences contre les Tibétains", a déclaré à l'AFP Tenzing, un moine de 28 ans, qui brandissait le drapeau du gouvernement tibétain en exil, avant d'être emmené par la police.
Le Népal qui reconnaît la souveraineté de la Chine sur le Tibet, abrite une communauté d'environ 20.000 Tibétains.
Et le royaume hindouiste enclavé entre la Chine et l'Inde veut empêcher toute protestation anti-chinoise, alors que la capitale népalaise est le théâtre de manifestations quotidiennes de réfugiés tibétains depuis qu'ont éclaté le 10 mars les troubles au Tibet.
Des manifestations pro-tibétaines ont lieu quasiment tous les jours au Népal.
Près de 2.500 Tibétains traversent l'Himalaya chaque année pour trouver refuge
En Chine, la police a découvert 30 pistolets, 498 balles, deux kilos d'explosifs et un "nombre important" de couteaux vendredi dans le monastère de Geerdeng, dans la province du Sichuan (sud-ouest), a précisé Chine nouvelle, citant la police locale.
"Vingt-six suspects" ont été arrêtés, soupçonnés d'avoir participé à de violentes manifestations le 16 mars, qui faisaient suite aux émeutes de Lhassa, au Tibet, a indiqué la police qui n'a pas précisé s'il s'agissait de moines.
Des moines du monastère, situé dans le comté de Aba, ont participé à des manifestations violentes contre des bâtiments gouvernementaux, deux jours après les émeutes sanglantes de Lhassa, selon les autorités chinoises et des Tibétains en exil.
Aba est situé dans la province du Sichuan qui borde l'actuel Tibet administré par la Chine.
Toujours selon Chine nouvelle, la police a également saisi des téléphones satellite, des décodeurs capables de recevoir des chaînes de télévision étrangères, des télécopieurs et des ordinateurs, un drapeau interdit du gouvernement tibétain en exil et des banderoles appelant à l'indépendance du Tibet.
Les violences au Tibet qui ont débuté le 10 mars ont fait officiellement 19 morts. Selon les Tibétains en exil, la répression chinoise a fait environ 140 morts.









Source : AFP

JO-2008: la flamme remise aux Chinois à Athènes, malgré les manifestants

La flamme olympique a été remise dimanche à Athènes aux organisateurs des Jeux de Pékin au cours d'une cérémonie que n'ont pas réussi à perturber quelques manifestants hostiles au régime chinois.
Echaudés par la cérémonie d'allumage lundi à Olympie (sud), perturbée par des militants de l'organisation française Reporters sans Frontières (RSF), les Grecs avaient entouré la flamme d'un déploiement policier très important.
Une douzaine de manifestants postés à l'entrée du Stade de marbre, où venait de démarrer en grande pompe la cérémonie de passation, ont à peine eu le temps d'essayer de déployer une banderole qu'ils ont aussitôt été interpellés, alors qu'ils criaient "Libérez le Tibet".
Il s'agit de huit Tibétains, un Népalais, une Tchèque et deux Grecques, a indiqué le mouvement auquel ils appartiennent, Etudiants pour un Tibet libre, une association basée à New York.
Quelques minutes auparavant, trois membres du mouvement spirituel Falungong, interdit en Chine, ont été aussi interpellés après avoir tenté d'entrer dans le stade, a indiqué l'un d'eux à l'AFP.
Quelques milliers de personnes, dont beaucoup de touristes chinois venus en groupe, avaient pris place dans le stade aux bancs très clairsemés où ont eu lieu les premiers Jeux modernes en 1896, sous la surveillance de centaines de policiers, en uniforme et en civil.
Des fouilles systématiques avaient lieu à l'entrée du stade, survolé par des hélicoptères. Le centre d'Athènes avait été totalement bouclé à la circulation.
En présence des président et Premier ministre grecs Carolos Papoulias et Costas Caramanlis, la flamme a été remise au responsable chinois du Comité d'organisation des Jeux (Bocog) Liu Qi.
Alors que la torche devait effectuer un relais dans la matinée dans les rues de la capitale, le Comité hellénique olympique (CHO) a préféré repousser cette course de plusieurs heures, afin de limiter au maximum le temps passé en ville.
Les autorités grecques ont changé au moins deux fois le programme initial du relais depuis son arrivée samedi à Athènes, afin de prévenir tout incident similaire à celui survenu à Olympie.
Après avoir parcouru 1.500 km à travers la Grèce, la torche olympique était arrivée samedi soir à l'Acropole d'Athènes entourée d'un important dispositif policier, qui a maintenu à distance quelques dizaines de personnes hostiles au régime chinois, qui ont manifesté pacifiquement aux abords du parcours.
Des restrictions ont aussi été prises contre les médias, interdits d'accès au site de l'Acropole, ce qui a provoqué la colère de l'Association des journalistes de la presse étrangère d'Athènes et de RSF, qui a estimé dans un communiqué que "la Chine (déteignait) sur la Grèce".
La torche devait être transportée dimanche en fin d'après-midi à l'aéroport d'Athènes, où à 18H30 locales (15H30 GMT) un Airbus A330 spécialement affrété par la compagnie Air China devrait la porter jusqu'à Pékin.
La Chine a renforcé les mesures de sécurité dans la capitale, alors que le gouvernement tibétain en exil a fait état ce week-end de nouvelles manifestations antichinoises à Lhassa.
Le 2 avril, la flamme démarrera un périple de 137.000 km à travers le monde qui s'annonce mouvementé, les militants hostiles au régime chinois ayant déjà prévu plusieurs manifestations, notamment à Londres, Paris et San Francisco.
Après son retour en Chine en mai, la flamme passera comme prévu au Tibet malgré les événements qui se déroulent dans la région, a assuré Pékin.





Source : AFP